25 mai 2008

Tristes fins

Ça sent les congés à plein nez.

Mon congé de maternité s'est terminé mercredi dernier (la partie "payante", en tout cas); heureusement que je ne reprends de la craie qu'en août prochain.

Vendredi, ça sera le dernier atelier d'Arts et Contes. Sophie retournant tous les jours à la garderie en septembre, on ne pourra pas poursuivre avec ces petits cours. Je commence à dire à ma grande que c'est le dernier cours avec G., je ne sais pas si elle est capable de saisir ce que ça signifie. Dire qu'au début, ça ne s'annonçait pas très prometteur... à peine âgée de trois ans, Sophie passait le plus clair du temps dans les bras, assise sur ou à côté de l'animatrice. Mais celle-ci a été patiente, douce et a respecté le rythme et le désir de Sophie, puis maintenant, vous devriez voir à quel point elle est motivée les vendredis matins !! Je suis triste que ça s'achève, je peux affirmer que ça a été la plus belle preuve que de la stimulation par les pairs, onze autres p'tits bonhommes âgés de trois à cinq ans, ça aide.

Le lendemain, ça sera notre dernière visite avec l'orthophoniste F. Elle a décidé de passer ses fins de semaine en famille (non, mais qui pourrait la blâmer ?!!!). J'ai donc recommencé mes démarches lundi dernier. Et elles ont porté fruit !! En six jours, j'ai trouvé une perle rare sur la rive-nord de Montréal. On la rencontre deux fois cet été et on recommence pour de bon en septembre, un samedi en plus de ça !!

Depuis septembre que je suis plongée dans des démarches et des recherches et de l'accompagnement au sujet du trouble de langage. G. et F. m'ont accompagnée tout au long de cette route, j'écoutais leurs conseils, je pouvais leur confier mes craintes, mes observations et obtenir leur avis. J'ai l'impression depuis quelques jours que je reste bien seule en haut de la montagne. Bien sûr, d'autres personnes "graviront" cette montagne pour revenir porter de l'aide, mais ça touche une corde qui est bien sensible. Surtout que l'on entre dans une année charnière, l'année avant l'entrée à l'école et tout ce que ça comporte en incertitudes au niveau de ce que sera la scolarisation de Sophie.

Je me fiais beaucoup à l'opinion de ces professionnelles, j'avais l'impression d'être ainsi appuyée dans tout ce que je faisais. J'ai tellement l'impression que toutes les décisions que l'on prend (ou ne prend pas) sont cruciales et déterminantes, je me sentais accompagnée. Je suis vraiment quelqu'un qui apprécie ce travail d'équipe.

Cela me permet aussi de voir que c'est par en avant que je dois regarder. On ne peut avoir que de l'amélioration dans toute cette histoire de dysphasie et de dyspraxie. Cependant, je garderai une place bien spéciale pour ces deux femmes extraordinaires qui auront su à la fois m'aider et aimer Sophie pour la faire grandir. J'haïs bien ça, le changement...

Mais être parent, j'apprends ces temps-ci que c'est justement ce changement qui fait grandir nos enfants. Des fois, je ne suis pas prête à passer à l'autre étape mais il le faut !

1 commentaire:

  1. Chère Isabelle,
    ça me touche beaucoup ce que tu racontes.
    À travers les inquiétudes bien copréhensibles de maman qui a une petite chouette avec des besoins particuliers, tu avais trouvé de superbes alliées (je ne dirai pas le contraire hein :), en plus de ton conjoint, ta maman et ta soeur. Tu en as déjà trouvé une autre... Tu es vraiment super bonne pour tout gérer cela !
    Je te comprends quand tu parles de l'année cruciale qui s'en vient, mais en même temps, imagine tout le chemin parcouru depuis que tu as commencé tes démarches l'année dernière :) (En passant, je trouve très frustrant qu'il n'y ait pas de congés spéciaux pour les parents qui ont des suivis médicaux à faire pour leurs enfants !)
    J'espère que tu prendras bien soin de toi à travers tout cela (ton autre texte sur la généalogie est une super bonne nouvelle ! :)

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